Palmiers dans les jardins

Washingtonia robusta, tronc fissuré Washingtonia robusta, tronc fissuré
Washingtonia robusta, tronc fissuréWashingtonia robusta, tronc fissuré
Syagrus romanzoffiana, tronc abîmé à cause du risque dSyagrus romanzoffiana, tronc abîmé à cause du risque d'aspersion
Élagage des feuilles malades ou mortes et des grappes des fruitsÉlagage des feuilles malades ou mortes et des grappes des fruits
Washingtonia robusta sans élaguerWashingtonia robusta sans élaguer
Élagueur portant des éperons aux chaussuresÉlagueur portant des éperons aux chaussures
Syagrus romanzoffiana, fruitsSyagrus romanzoffiana, fruits
Élagueur de la nouvelle èreÉlagueur de la nouvelle ère
Sabal palmetto, troncSabal palmetto, tronc

Plantation:

Le meilleur moment pour mener à bien la plantation de palmiers dans le sol se situe entre le printemps – hors des périodes de gelée – et le milieu de l’été. Nous nettoierons les racines mortes ou déchirées et nous attacherons entre elles la totalité des feuilles, jusqu’à ce que le palmier soit bien établi.

Les trous devront avoir des dimensions suffisamment grandes en largeur et en profondeur pour accueillir tout le système radiculaire des palmiers à planter, bien que l’idéal consisterait à creuser ces trous une année à l’avance et 2-3 fois plus grands que la motte, en les remplissant de fumier ou de terreau et en le laissant se décomposer.

De même, il sera important de vérifier la facilité de drainage du trou, en le remplissant d’eau.

La base du tronc doit rester à la même hauteur qu’elle l’était précédemment ou légèrement plus enterrée. Uniquement sous des climats humides, où le drainage est mauvais ou des périodes d’inondation sont normales, la plantation se fera légèrement plus surélevée. Le sol autour de la motte sera bien tassé, avec la formation d’un déchaussage temporaire, et un arrosage abondant sera effectué.

De même, et notamment si la plantation s’effectue dans une zone ombrée (ce qui produit des racines plus superficielles), la surface du sol autour du tronc sera recouverte avec une bonne couche d’humus, ou de mulch, qui aidera à maintenir l’humidité et à réguler la température du sol, empêchant à la fois la germination d’une grande quantité de mauvaises herbes.

Pour ce faire, il sera approprié d’utiliser les propres feuilles en provenance de la taille, des copeaux de pin, de la sciure , etc., mais toujours en tenant compte d’un apport supplémentaire d’azote pour faciliter la décomposition et la transformation en matière organique utilisable par les plantes. Un bon engrais minéral pour les palmiers est constitué de quantités égales d’azote et de potassium, en plus de magnésium, de manganèse et de micro-éléments.

Nécessités en eau. Arrosage:

De nombreux palmiers sont extrêmement tolérants à la sécheresse s’ils sont déjà établis, mais en général, ils auront meilleur aspect s’ils disposent de suffisamment d’eau pendant les mois de croissance active.

Il faut se souvenir que même pour ceux qui n’atteignent pas de grandes tailles, les palmiers étendent leurs racines sur un grand rayon à faible profondeur – plus superficiellement lorsque le manque d’eau est plus rare – et de fait, l’arrosage ne sera pas limité à la proximité du tronc mais aussi toujours distribué autour.

De nouveau, c’est l’origine de l’espèce qui constitue le premier et meilleur guide pour connaître ses nécessités. Il existe des palmiers qui s’établissent juste sur les rives des cours d’eau et dans les zones marécageuses, y compris les palmiers aquatiques (Ravenea musicalis à Madagascar), mais il en existe d’autres qui s’établissent dans les gorges et les vallées des régions désertiques où, en général, l’eau est souterraine.

Les palmiers (Chamaerops humilis) qui poussent dans les gorges, les pentes et les falaises de la Méditerranée occidentale, font partie des espèces qui nécessitent le moins d’eau pour survivre.

Taille et nettoyage:

Avec les palmiers, le principe de la taille ne peut pas être compris de la même manière qu’avec les plantes ligneuses – où il est associé à la ramification – sinon qu’il concerne seulement l’élimination des talles si son développement ne nous intéresse pas ou, si nous le préférons, l’élimination des régimes de fruits et des feuilles mortes ou malades.

Les palmiers possèdent d’ordinaire des fructifications très voyantes autant par les couleurs vives de ses fruits que par la taille et la quantité produite par chaque plante. Cependant, lorsque certaines espèces comme Syagrus romanzoffiana poussent dans les zones piétonnes, c’est précisément lorsque les fruits sont mûrs et qu’ils tombent sur le sol qu’ils deviennent une gêne, justifiant par conséquent leur élimination de la plante.

La longévité des feuilles dépend de chaque espèce et des conditions environnementales, ce qui fait que seule sera justifiée l’élimination de celles qui sont encore vertes et, par conséquent, fonctionnelles et capables d’effectuer la photosynthèse, juste après la transplantation – pour réduire la transpiration –, lorsqu’une partie importante du système radiculaire a été supprimée – ouverture de tranchées, etc. – ou lorsque les plantes sont soumises à une période inhabituelle de sécheresse qui ne peut être empêchée.

Au contraire, supprimer les feuilles malades peut être un bon système pour éviter la propagation d’une maladie, mais il faut prendre en compte que si le mauvais aspect des feuilles est dû à une carence minérale, son élimination pourrait supposer une perte importante de la vigueur de la plante.

Le temps que restent fixées les feuilles mortes sur le tronc est aussi variable. Dans certains cas, elles se détachent aussitôt que s’assèche la veine de la feuille (Archontophoenix cunninghamiana par exemple) ou, au contraire, elles peuvent rester fixées pendant plusieurs années voire indéfiniment si les plantes sont protégées des vents forts et de la pluie (Phoenix dactylifera, etc.) et leur élimination sera une question purement personnelle ou de sécurité..

Malheureusement, il existe une tendance quasi générale à éliminer non seulement les feuilles mortes mais aussi celles qui sont saines, avec la conviction que de cette manière, les palmiers grandissent plus vite ou bien avec l’objectif d’allonger le temps nécessaire à la répétition de cette tâche, sans prendre en compte qu’une élimination importante des feuilles vertes affectera, au contraire, la croissance en général et provoquera un étranglement du tronc : il ne faut jamais éliminer plus de feuilles que celles créées par un palmier entre chaque taille à laquelle il est soumis.

Une autre erreur courante est ne pas employer les outils appropriés, ou des outils non tranchants ou sans désinfection. Les coupes doivent être toujours propres, sans provoquer de déchirure.

De la même manière, il ne faut pas utiliser d’aiguillon, ni blesser le tronc pour accéder à la coupe, parce que la blessure ne va pas cicatriser et constitue une porte d’entrée idéale pour les agents pathogènes.

Enfin, il est important, si vous décidez de couper les feuilles, de le faire à une distance constante du tronc, parce qu’il ne faut pas oublier que les veines et les restes foliaires qui demeurent fixés au tronc représentent l’un des attraits et l’une des caractéristiques qui différencient les palmiers entre eux.