Palmiers d'intérieur

Coccos nucifera Coccos nucifera
Coccos nuciferaCoccos nucifera
Licuala grandisLicuala grandis
Latania lodigesiiLatania lodigesii
Coccothrinax sp.Coccothrinax sp.
Copernicia macroglosaCopernicia macroglosa
Chamaedorea seifriziiChamaedorea seifrizii
Hyophorbe lagenicaulisHyophorbe lagenicaulis
Licuala spinosaLicuala spinosa

A l’intérieur, l’humidité relative est en général faible et fluctue considérablement en fonction des courants d’air, de l’utilisation du chauffage ou de l’air conditionné. Les fluctuations provoquent une déshydratation des palmiers, leur dépérissement général subséquent, et les rendent plus susceptibles de souffrir de l’attaque de certains prédateurs.

Pour obtenir un microclimat approprié, il est possible de regrouper les plantes ou d’utiliser des humidificateurs d’air pour augmenter l’humidité ambiante. La pulvérisation d’eau sur les feuilles est une solution qui peut être contre-productive puisque l’augmentation de l’humidité relative sera de courte durée et, de plus, cela pourra favoriser la transmission de maladies.

D’un autre côté, l’arrosage est la tâche la plus répétitive et parfois difficile de la jardinerie d’intérieur, surtout lorsqu’elle n’est pas automatisée. L’excès d’arrosage est généralement, avec le manque de lumière, l’une des erreurs les plus courantes de l’entretien, non seulement des palmiers, mais aussi de toutes les plantes utilisées dans ces situations.

La fréquence d’arrosage dépendra de :

  • Les conditions environnementales, l’espèce, la taille de la plante et sa vigueur. Il ne faut pas oublier que si les palmiers sont en croissance active, ils auront besoin d’un arrosage abondant, alors qu’au contraire, les conditions qu’ils rencontrent normalement à l’intérieur facilitent rarement cette croissance.
  • Le volume occupé par les racines, le type de substrat et de contenant, la porosité du contenant et sa forme.

Le manque d’eau autant que l’excès d’eau possèdent des effets semblables puisqu’ils supposent tous les deux une impossibilité pour les racines d’apporter de l’eau à la plante. Pour vérifier le niveau d’humidité du substrat, il est possible d’utiliser des tensiomètres ou d’autres instruments, mais la vue et le toucher constituent une bonne façon de déterminer les nécessités d’arrosage de chaque plante. Sauf quelques exceptions, le substrat des palmiers doit être 'plutôt bien' humide, mais pas détrempé.

Il est préférable d’arroser abondamment plutôt que peu et fréquemment, puisque de cette manière, la totalité des racines sera mouillée et l’excès possible des sels accumulés sera lavé. Un réduction de 50% de l’eau contenue dans le substrat suppose un doublement de la concentration de ces sels, avec un risque inhérent pour les racines.

Dans le cas de l’utilisation d’eau dure, il est recommandé de la laisser reposer pendant 24 heures pour qu’une partie du calcaire qu’elle contient soit précipitée. De même, dans le cas d’utilisation d’eau fluorée, son aération aidera à éviter le risque de problèmes liés à la toxicité de cet élément.

Il faudra régulièrement laver les feuilles des palmiers avec une lance d’arrosage, un pulvérisateur ou une éponge humide avec une petite quantité de savon liquide si nécessaire, afin de nettoyer la poussière et les saletés accumulées sur les feuilles et de réduire le risque d’installation des prédateurs comme l’araignée rouge et les cochenilles.

L’utilisation de nettoyants ou de brillants utilisés avec d’autres plantes d’intérieur n’est pas recommandée parce que les palmiers, en tant que monocotylédones, disposent d’un nombre similaire de stomates dans la botte et à l’envers des feuilles et leur application pourrait en obstruer un grand nombre.

Table